Le marché numérique est un marché global, soyez alors globaux

Commençons par quelques chiffres:

Selon une étude du BCG, le nombre d’internaute en chine représente une population de 193 millions, supérieure à 170 millions des USA, les pratiquants de l’achat en ligne représentent de 28% à 36% des internautes de 2009 à 2011. En 2015, ce taux atteindra 47%. Le commerce en ligne représentera 10% de tout le marché de retail aux alentours de 2015, pour atteindre 360 milliards de US dollars.

Selon les chiffres de China Ministry of Industry and Information Technology, et ceux de Nielsen, il y a plus de 1.1 milliards de portable, dont 400 millions de Smartphone.

monde de numerique

La taille du marché chinois est énorme, mais le courant dominant des pratiques et des outils du marketing et de la relation client sont encore celles de la France il y a 5 à 10 ans. C’est là où se présente des opportunités pour des entreprises numériques françaises. Mais tout va très vite, il ne faut que 2 à 3 ans pour la Chine de rattraper ce retard de 5 à 10 ans. Car d’une part, l’organisation financière est de plus en plus orientée vers les startups, par exemple en avril 2012, un première congrès national des business angels a eu lieu à Pékin, pour harmoniser la coopération entre les angels, VC, et PE, et pour matcher les projets potentiels, d’une autre part, les entrepreneurs de tous les pays visent ce marché.

Le marché français est plus avancé en terme de démocratisation des outils et méthodes de marketing et de communication, les idées d’entrepreneuriat sont elles aussi un pas en avant par rapport celles de leur homologues chinois, pendant plusieurs années. Il y a un potentiel extraordinaire pour les startups dans ces domaines en Chine.

Après des discussions avec des responsables des startups au salon VAD CONEXTE, Viaduc Chine observe qu’il n’y a très peu d’entrepreneur qui prévoit le développement international au début de l’activité, tout le monde adopte la stratégie « late global », ou n’a rien adopté à la question d’internationalisation. Les réponses sont « oui, mais après », « dans peu de temps », « plus tard », « on n’est pas encore rentable. »…  Viaduc Chine pense même avoir fait peur à certains en leur parlant de l’idée d’aller se développer en Chine.

L’autre remarque importante: les équipes sont tous franco-française. J’ai vu aucune équipe mixte en termes de nationalités ou de culture. Il n’y a pas de diversification de compétences internationales. Au Silicone Valley, presque toutes les équipes des startups sont internationalisées, avec des étrangers dans tous les postes, de la programmation au marketing, du design à la finance, 30% d’effectifs étrangers en général, ce taux atteint 80% pour le développement informatique. Une comparaison très frappante. Comment veut-on devenir leader mondial sans avoir d’ADN mondiale?

Viaduc Chine ne pense pas qu’une startup doit être cloué sur le sol national. Il ne s’agit pas d’un manque d’argent, mais d’un manque de vision, ou d’audace, de culture. Puisque l’argent vient des angels ou VC, le boulot d’un entrepreneur est de convaincre les investisseurs avec sa vision et son ambition, ainsi qu’avec son équipe, qui est capable d’atteindre des objectifs ambitieux…

Dommage, Viaduc Chine est persuadé que certains projets ont plus de chance à réussir plus rapidement sur le marché chinois que sur le marché européen.

C’est vrai que dans le marché web, tout le monde imite les idées de tout le monde. En France, il parait que viadéo s’inspire de Linkedin, il doit y avoir d’autres exemple d’inspiration internationale. Viaduc Chine connait plus sur le marché chinois, Yahoo.com a fait naitre sina.com.cn, eBay.com a fait naitre Taobao.com, Google.com a fait naitre baidu.com… Si les startup s’internationalise très rapidement, dès le début, les chasseurs d’idée X n’auront même pas eu le temps de comprendre tout le concept du projet.

Est-ce qu’il faut absolument réussir sur le marché domestique avant de s’internationaliser? La réponse est absolument non!

Viaduc Chine a vu sur le site du Ministère du redressement productif, il existe pour les secteurs numériques un « contrat de filière », « qui se décompose en sept axes, dont celui d’exportation : Développer l’activité à l’export des entreprises françaises du numérique. Il s’agit notamment d’améliorer, certains points de du dispositif de soutien à l’exportation qui ne prend pas suffisamment en compte les spécificités du numérique. » Bravo pour l’orientation politique. Viaduc Chine attend de voir des actions concrètes pour favoriser l’internationalisation des startups.

Viaduc Chine pense qu’il est important d’intensifier la sensibilisation à l’international auprès des startup, de favoriser la mixité des équipes des startups, et d’orienter les startups à prendre en considération l’aspect global du marché du numérique, notamment des marchés clés de forte croissance, afin qu’ils intègrent des informations et réflexions internationales dans le business plan initial. Son organisation, son financement, même son business model  devraient être conçus pour une internationalisation immédiate ou au moins rapide.

L’exportation et l’internationalisation n’est pas uniquement la tâche des géants. Pour Viaduc Chine, le rapport entre le marché domestique et le marché international n’est pas un rapport d’apprendre à marcher et courir après, mais un rapport de stratégies différentes. Il y a des projets qui sont destinés au marché domestique, qui ne sortiront jamais de la frontière nationale, ou en tous cas très tard. Egalement, il y a des projets à vocation internationale, qui répondent à une attente globale, devrait adopter une stratégie de « born global », en se positionnant et se développant à l’international dàs le début. Même pourquoi pas intégrer dans les premier tours de table financier des investisseurs internationaux pour des projets qui répondent à un besoin plus global. Plus on se voit grand, plus on sera grand.

Le marché du numérique en Chine est un marché à prendre, ou en tout cas à réfléchir dès le début de son business. Lors de la dernière visite d’Etat du président Hollande en Chine, les deux présidents ont convenu de faire le numérique un secteur de coopération prioritaire. La porte est ouverte. Allez, bon courage aux jeunes talents!

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